La main concentre une grande part des lésions du sportif, et c’est aussi la région où l’on se trompe le plus. Les structures y sont petites, superposées, séparées de quelques millimètres — et une lésion sérieuse peut ne presque rien montrer au premier regard.
Des mécanismes reconnaissables
La réception sur le talon de la main transmet la force au poignet et au carpe. Le choc direct du ballon sur l’extrémité d’un doigt, en volley, basket ou handball, produit les lésions de l’appareil extenseur. La torsion du pouce, pris dans une sangle, une dragonne ou un maillot, met en tension le ligament collatéral. Chaque geste sportif a sa lésion caractéristique.
Le piège de l’apparence bénigne
Un doigt qui reste légèrement fléchi, un pouce un peu instable, une douleur qui persiste au-delà de quelques jours : ces signes discrets peuvent correspondre à des lésions dont l’évolution dépend étroitement de la précocité de la prise en charge. Une immobilisation posée à temps évite parfois une intervention.
Ce que cherche l’examen
La comparaison systématique avec la main opposée, la mobilité active de chaque doigt segment par segment, la recherche d’une déformation ou d’un défaut d’axe, la stabilité des articulations testée doigt par doigt, et l’exploration de la sensibilité pulpaire.
Quand consulter sans attendre
Un doigt déformé ou qui ne s’étend plus activement, une plaie profonde ou souillée, une perte de sensibilité, un pouce instable, ou une douleur du poignet qui persiste malgré le repos.