L’arthrose est l’usure du cartilage articulaire. En consultation de médecine du sport, la question posée n’est presque jamais « faut-il arrêter » — mais « comment continuer, et à quelle dose ».
L’image et la douleur ne coïncident pas
C’est le premier point à comprendre, et le plus déroutant pour les patients. Une radiographie très parlante peut s’accompagner de peu de gêne, et une articulation douloureuse montrer peu de signes. On traite un patient, pas une image. Le retentissement sur la marche, le sommeil et l’activité compte davantage que le cliché.
Le sport n’est pas l’ennemi
L’arrêt complet aggrave généralement la situation : le muscle fond, l’articulation est moins bien tenue, et la douleur augmente. L’enjeu est l’adaptation — privilégier les activités en décharge ou à faible impact, fractionner les sorties, surveiller la charge et la progressivité, entretenir la force autour de l’articulation.
Les traitements proposés au cabinet
Selon les situations : infiltrations, visco-supplémentation par acide hyaluronique, et adaptation de l’activité physique. Ces gestes se décident après examen, jamais sur une seule imagerie.
Quand consulter
Une douleur qui réveille la nuit, un gonflement articulaire, une réduction de la marche, ou une gêne qui vous fait renoncer à des activités que vous teniez à conserver.