Infiltration articulaire postérieure

C’est l’injection d’un médicament anti-inflammatoire (cristal de corticoïde comme Hydrocortancyl ou Altim, qui reste sur place et ne passe pratiquement pas dans l’articulation sanguine) dans une petite articulation, située en arrière des vertèbres.

L’examen consiste, après anesthésie locale, à injecter le médicament à l’intérieur de l’articulation. La piqûre de l’anesthésie est le seul moment désagréable de l’examen.

Avant l’examen

L’idéal est d’utiliser un savon liquide désinfectant pharmaceutique.
N’oubliez pas de vous munir de vos radiographies antérieures.

Prévenez votre médecin lors du rendez vous si :

  • Vous êtes enceinte ou risquez de l’être au moments de l’examen
  • Vous avez une anomalie de la coagulation sanguine
  • Vous avez eu une infection récemment

Après l’examen

Il est conseillé de garder le repos dans les 24 à 48 heures. Cette infiltration ne donnera que des résultats significatifs que dans quelques jours.. Si des douleurs, ou une fièvre survenaient dans les jours suivant il faudrait nous appeler sans délais, et si nécessaire venir nous consulter ou consulter votre médecin .

En effet toute ponction comporte un très faible risque d’infection, même si nous prenons, bien entendu, toute les précautions nécessaire pour l’éviter.

Dans quelles situations

Les articulations postérieures — les articulaires interapophysaires — relient les vertèbres entre elles à l’arrière du rachis. Elles s’usent comme toute articulation, et cette usure est une cause fréquente de douleur lombaire ou cervicale mécanique : douleur réveillée par la station debout prolongée, l’extension du dos, le passage de la position assise à debout, et calmée par la position penchée en avant.

L’infiltration est proposée lorsque cette origine est retenue et que le traitement médical et la rééducation n’ont pas suffi. Elle a deux intérêts : soulager, et confirmer que la douleur vient bien de cette articulation.

Quels résultats attendre

Le soulagement n’est pas immédiat : le corticoïde met plusieurs jours à agir pleinement. Une aggravation transitoire dans les vingt-quatre à quarante-huit heures est possible et ne préjuge pas du résultat.

La durée de l’effet est variable, de quelques semaines à plusieurs mois. L’infiltration n’est pas un traitement de fond : elle ouvre une fenêtre sans douleur, qu’il faut mettre à profit pour la rééducation et pour corriger les contraintes en cause.

Questions fréquentes

Combien d’infiltrations peut-on faire ?

Leur nombre est limité et espacé dans le temps. La répétition rapprochée n’améliore pas le résultat et n’est pas souhaitable pour les tissus.

Faut-il être à jeun ?

Non. Le geste se fait sous anesthésie locale ; il n’y a pas d’anesthésie générale.

Puis-je reprendre le travail le lendemain ?

Le repos des vingt-quatre à quarante-huit heures est conseillé. La reprise dépend ensuite du caractère physique du poste.

Que faire si la douleur revient après quelques mois ?

Revenez en consultation : le retour de la douleur oriente la suite, et confirme souvent le diagnostic initial.

Consultation sur rendez-vous

Prince de Galles
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