Douleurs de dos : Intérêt de l’Isocinétisme
La prise en charge des dorso-lombalgies communes repose sur la prescription de séances de rééducation. Le test isocinétique est un atout incontournable lors de la mise en place des protocoles de rééducation : il permet d’établir des programmes adaptés et personnalisées en fonction des besoins de chacun.
En cas de faiblesse et de déséquilibre musculaire, les disques, articulations et ligaments sont mis en tension. Il s’en suit une surcharge de prolongée de ces structures vertébrales à l’origine de nombreuses douleurs chroniques. Le rôle des muscles est donc fondamental afin de soulager le dos.
Au cours de ces dernières années, les travaux de Mayer ont mis en évidence une faiblesse marquée des extenseurs du rachis les dorso-lombalgiques chroniques.
Paradoxalement les protocoles de rééducation sont essentiellement axés sur le renforcement de la sangle abdominale.
Pour évaluer la force de vos muscles, nous utilisons le test isocinétique avant de débuter les séances de rééducation. C’est grâce à ce test que sont mis en évidence les groupes musculaires trop faibles qui seront alors renforcés en fonction de chacun.
Grâce aux résultats de ce test, votre kinésithérapeute pourra adapter votre protocole selon votre profil : renforcement des abdominaux et/ou des muscles extenseurs paravertébraux.
Comment se déroule le test
Le patient est installé et sanglé sur le dynamomètre, dans une position qui isole le mouvement à mesurer. L’appareil impose une vitesse constante : quel que soit l’effort produit, le mouvement ne s’accélère pas. C’est ce principe qui permet de mesurer la force réellement développée à chaque angle du mouvement, sans risque de dépasser ses limites.
La séance comprend un échauffement, quelques répétitions d’essai, puis les séries de mesure à différentes vitesses. Elle dure environ trois quarts d’heure. Elle n’est pas douloureuse ; une courbature les jours suivants est possible.
À qui il s’adresse
- Avant la rééducation, pour identifier les groupes musculaires réellement déficitaires plutôt que de renforcer au jugé.
- En cours de rééducation, pour vérifier que le programme produit l’effet attendu et l’ajuster.
- Avant une reprise sportive, pour objectiver le retour de la force et l’équilibre entre les deux côtés.
- Dans les lombalgies chroniques, pour documenter le déficit des extenseurs et orienter le renforcement.
Ce que contient le compte rendu
Le compte rendu chiffre la force développée par les fléchisseurs et les extenseurs, le rapport entre les deux, et la comparaison aux valeurs attendues. Ce sont ces écarts, et non la valeur brute, qui guident la rééducation. Le document est remis au patient et destiné au kinésithérapeute qui conduira les séances.
Questions fréquentes
Le test est-il douloureux ?
Non. L’effort est maximal mais contrôlé, et la vitesse imposée empêche les à-coups. Des courbatures peuvent apparaître dans les deux jours.
Faut-il venir en tenue de sport ?
Oui, une tenue permettant de bouger librement est nécessaire, ainsi que des chaussures de sport.
Le test remplace-t-il l’imagerie ?
Non. L’imagerie montre les structures, le test isocinétique mesure la fonction musculaire. Les deux se complètent.