L’entorse de cheville est la lésion la plus fréquente de toute la traumatologie du sport. Le mécanisme est presque toujours le même — le pied part en dedans, le compartiment ligamentaire externe se met en tension — mais la gravité varie énormément d’un cas à l’autre.
Un mécanisme unique, des lésions très différentes
Entre l’entorse bénigne qui autorise la marche le soir même et la rupture ligamentaire complète, tout l’écart tient à la violence du mouvement et à la position du pied au moment du traumatisme. C’est pourquoi l’examen initial conditionne toute la suite : sous-estimer une lésion à ce stade, c’est exposer à l’instabilité chronique et aux récidives.
La cheville ne s’examine pas seule
Elle partage son bilan avec la jambe : une douleur attribuée à la cheville peut relever d’une fracture du péroné, parfois haut située. L’examen palpe donc l’ensemble du segment, du genou aux orteils, avant de conclure.
Ce que cherche l’examen
La possibilité de poser le pied, la localisation exacte des points douloureux à la palpation, l’importance et le siège du gonflement, l’existence d’une ecchymose, et la recherche d’une laxité comparée au côté opposé. Ces éléments décident de la radiographie.
La surveillance après immobilisation
Une immobilisation, même courte, expose au risque veineux. Une douleur du mollet, un gonflement qui remonte, une chaleur locale ou un essoufflement inhabituel doivent faire consulter sans délai.