Le genou est l’articulation la plus exposée du sportif, et pour une raison mécanique simple : il ne tient pas par ses os. Deux surfaces presque planes posées l’une sur l’autre, sans emboîtement protecteur — toute la stabilité repose sur les ligaments et les ménisques.
Pourquoi il cède
Trois mécanismes reviennent en consultation. La torsion en appui, pied bloqué au sol et corps qui pivote : c’est le mécanisme classique du football, du ski et des sports de pivot. La réception genou en extension, fréquente au basket et au handball. Et le choc direct, latéral ou frontal, dans les sports de contact.
Ce que raconte le premier quart d’heure
Le récit du blessé compte autant que l’examen. Un craquement perçu au moment du traumatisme, une sensation de déboîtement, l’impossibilité de reprendre immédiatement, et surtout un gonflement apparu dans les premières heures sont des éléments qui orientent fortement. Un épanchement précoce n’a pas la même valeur qu’un gonflement installé au bout de deux jours.
Un examen très codifié
Inspection et comparaison avec le côté sain, recherche d’un épanchement, palpation des interlignes, puis les tests ligamentaires et méniscaux, réalisés dans un ordre précis. C’est cet examen qui décide de l’imagerie — et non l’inverse. La page consacrée à l’examen du genou détaille chacune de ces étapes.
Quand consulter sans attendre
Une impossibilité d’appuyer sur la jambe, un genou bloqué en flexion qui ne s’étend plus, une déformation visible, ou un gonflement important survenu dans les heures suivant le traumatisme.