Tendinopathie

On parle de tendinopathie lorsque le tendon souffre. Derrière ce mot unique se cachent deux situations très différentes, qui ne se traitent pas de la même façon — et les confondre explique une bonne part des échecs de traitement.

Deux tendons qui souffrent, deux histoires

La tendinopathie de surcharge s’installe progressivement, sans accident. Elle raconte un déséquilibre entre ce que le tendon encaisse et ce qu’il peut réparer : volume d’entraînement augmenté trop vite, reprise après une coupure, changement de matériel ou de surface. La douleur apparaît d’abord à l’échauffement, disparaît pendant l’effort, revient après — puis, si rien ne change, s’installe.

La lésion traumatique du tendon survient au contraire lors d’un geste précis, souvent en contraction contre résistance. Elle est datée, brutale, parfois accompagnée d’une sensation de déchirure.

Ce que cherche l’examen

La localisation exacte de la douleur sur le trajet du tendon, sa reproduction à l’étirement et à la contraction contre résistance, l’existence d’un épaississement ou d’un nodule, et la recherche des facteurs qui l’ont déclenchée — car c’est en les corrigeant que l’on évite la récidive.

Les traitements proposés au cabinet

Le premier temps repose toujours sur l’adaptation de l’activité : réduire ce qui fait mal sans immobiliser complètement, un tendon se répare mieux sollicité que mis au repos absolu. Selon les situations et après échec des mesures de première intention, le cabinet dispose des ondes de choc focales radio et échoguidées.

Quand consulter

Une douleur qui persiste au-delà de deux à trois semaines malgré l’adaptation de l’activité, une douleur qui apparaît désormais pendant l’effort et non plus seulement après, ou une perte de force.

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