La colonne vertébrale porte, amortit et protège. Vingt-quatre vertèbres mobiles, autant de disques, et un réseau musculaire et ligamentaire qui travaille en permanence pour maintenir l’équilibre du tronc. C’est aussi l’une des premières causes de consultation, chez le sportif comme chez le sédentaire.
Trois étages, trois logiques
Le rachis ne se comporte pas de la même façon sur toute sa hauteur. Le rachis cervical est le plus mobile et le moins protégé : il encaisse les mouvements de la tête et les à-coups. Le rachis dorsal, solidaire de la cage thoracique, est plus rigide et se blesse surtout lors de traumatismes directs. Le rachis lombaire supporte l’essentiel de la charge : c’est là que se concentrent les lombalgies.
Ce que cherche l’examen
Une douleur du dos n’a de sens qu’avec son contexte : depuis quand, à quel moment de la journée, déclenchée par quel geste, accompagnée ou non d’une irradiation dans la jambe ou le bras. L’examen clinique précise la mobilité, recherche une contracture, teste la sensibilité et les réflexes. Il oriente ensuite le bilan d’imagerie, qui n’est demandé que lorsqu’il change la conduite à tenir.
Quand consulter sans attendre
Certaines situations ne relèvent pas de la simple surveillance : une douleur qui suit un traumatisme important, une irradiation qui s’accompagne d’une faiblesse musculaire ou d’une perte de sensibilité, une douleur qui réveille la nuit, ou l’apparition de troubles urinaires. Dans ces cas, une consultation rapide s’impose.
La prise en charge au cabinet
Elle associe, selon les situations, les traitements manuels, les tractions vertébrales sur table, l’appareillage par corset, la rééducation posturale, et les gestes de rhumatologie interventionnelle. Aucune de ces techniques ne se décide sur une page : elles supposent un examen et, parfois, une imagerie.